Question de Temps (... les cadrans solaires à Auribeau)

Le temps nous file entre les doigts sans que nous puissions l’arrêter, ni même le freiner.

Pourtant, depuis près de cinq mille ans, nous nous acharnons à inventer divers moyens pour le mesurer avec toutes sortes d’appareils, plus performants les uns que les autres. Les plus flagrants exemples en sont la montre qui nous ne quitte pratiquement pas, ou la pendule dont le balancier rythme les moments de la journée, en battant comme un cœur.

Mais qu’y avait-il avant la montre ? La clepsydre ? Cette horloge antique qui servait aux Egyptiens à mesurer le temps par un écoulement d’eau dans un vase gradué et qui s’avère probablement être l’ancêtre de notre sablier, si utile pour cuire les œufs !

Mais le soleil étant une garantie du temps qui passe, il y eut d’abord les gnomons, un simple bâton planté dans le sol et projetant son ombre dans une direction différente selon le moment de la journée. Après, vinrent les cadrans solaires qui eux, comme leur nom l’indique, étaient constitués d’un cadran sur lequel étaient tracées des lignes horaires où l’ombre aiguille, indiquait ainsi l’heure … au soleil.

En se promenant dans les rues d’Auribeau, nous rencontrons au moins trois cadrans solaires, à même les façades, tous ont été rénovés au cours de ces dernières années, mais en s’approchant des maisons, on peut en découvrir au moins autant, un peu caché au fond d’une cour, mais toujours dirigés plein sud, pour donner l’heure un maximum de temps dans la journée.

Si on ajoute à cela l’heure du clocher de l’église qui diffuse son heure (exacte celle-là) deux fois par jour, il n’y a pas de raison de ne pas être à l’heure !

A la recherche des cadrans solaires dans un site bien fleuri, une bonne occasion de visiter le village.

Marie-José Nervi

(pour un agrandissement cliquer sur la photo!)

Quelques cadrans solaires à découvrir à Auribeau.